Collectivités et scientifiques ensemble pour la préservation du littoral

C’est un partenariat franco-espagnol unique où pouvoirs publics et scientifiques travaillent en étroite collaboration pour la préservation du littoral. Le groupement d’intérêt scientifique (GIS) du littoral basque œuvre depuis 2013 et regorge de projets.

Elle a un rôle en quelque sorte d’ambassadrice. Depuis un an, Caroline Lummert est coordinatrice dugroupement d’intérêt scientifique (GIS) du littoral basque. « Je suis l’interface entre les pouvoirs publics et les organismes scientifiques du GIS. J’identifie les besoins des uns et des autres pour les mettre en corrélation », résume-t-elle. Après une première expérience en Bretagne, elle intègre les bureaux de l’Agglomération Côte Basque – Adour pour gérer au sein du GIS des thématiques comme notamment les risques côtiers, son « cœur de métier » et la qualité des eaux de baignade.

Naissance du GIS

Le GIS Littoral Basque est né de la prise de conscience des élus des problématiques environnementales comme la qualité des eaux de baignade ou encore les risques liés aux tempêtes. Celui-ci est piloté et financé par les collectivités de la Côte Basque  (Agglo Côte Basque Adour, Agglo Sud Pays Basque, Diputacion Foral de Gipuzkoa, Département des Pyrénées Atlantiques) et des membres scientifiques (Rivages Pro Tech, Casagec Ingénierie, Azti, UPPA, BRGM). Ensemble, ils travaillent sur des projets de recherche transfrontaliers tels que la gestion de l’érosion du trait de côte, l’entretien des ouvrages de défenses côtière ou encore la qualité des eaux de baignade.

Selon Caroline Lummert, « les avantages du GIS c’est d’instaurer un climat de confiance entre les différents partenaires. Il faut faire converger les énergies pour bâtir des projets en commun ».

Des projets

Des projets qui ne manquent pas, et dont l’un baptisé MAREA, est l’aboutissement de 3 années de travail entre les différents partenaires du GIS. L’Agglo Côte Basque – Adour en est le chef de file. Dans ce projet, il s’agit notamment de mieux comprendre les épisodes de tempêtes  des cinquante dernière années sur la côte basque et de prévenir des risques de submersion marine à partir de données nationales en les adaptant au plan local grâce à des outils plus performants. « On va instrumentaliser certains sites « pilotes » de la côte basque en posant des capteurs, des sondes, des stations météo, explique Caroline. Le but étant de numériser les données dans des modèles qui permettront de prévoir les états de mer en complément des alertes officielles afin d’aider les gestionnaires à optimiser le déploiement des moyens de protection. »

Caroline Lummert insiste sur le fait que  « la population n’a pas toujours conscience de ce qui se passe par rapport aux risques côtiers. C’est pour cela qu’il faut mettre en place une culture du risque ». Pour connaître l’océan, il faut donc mutualiser les connaissances. C’est pour cette raison que les membres du GIS sont présents au salon Seanergy pour présenter leurs métiers. Et pourquoi ne pas partager leurs expériences  et les élargir à de nouveaux domaines comme la filière des énergies marines renouvelables…