Projet BAC TRAC : identification des sources de pollutions fécales dans les eaux fluviales et littorales

BAC TRAC : Bactérie fécales, traceurs des sources de contaminations fécales dans les eaux

Présentation, contexte et objectifs

Les Laboratoires des Pyrénées et des Landes, chef de file du projet, en partenariat avec l’Ifremer Brest et le laboratoire EPOC de l’Université de Bordeaux, avec l’appui du GIS Littoral Basque et le soutien des collectivités locales de la côte basque et du bassin d’Arcachon, ont construit le projet BAC TRAC, ayant pour objectif la quantification et l’identification des sources des contaminations fécales dans les eaux de surface.

Ce projet fédère des acteurs publics et scientifiques aux compétences complémentaires et innovantes à l’échelle de la côte Aquitaine. Ce partenariat vise à développer une nouvelle méthode analytique unique en France permettant de déterminer à la fois les concentrations et les origines des pollutions fécales (entérocoques et Escherichia Coli), tout en différenciant les sources de pollutions bactériologiques, et ce à une échelle cohérente d’analyse allant du bassin versant au littoral.

BAC TRAC permettra de réaliser un suivi dans l’espace et dans le temps grâce à la définition de traceurs ADN de contaminations associés à un hôte (humains, bovins, ovins, aviaires…).

À l’issue de réunions techniques organisées dans le cadre du GIS Littoral Basque avec les partenaires scientifiques et publics, il a été convenu de mettre en œuvre et de tester cette nouvelle méthode sur 27 points de prélèvement répartis sur 5 bassins versants : l’Untxin, l’Uhabia, la Nive, ainsi qu’au niveau de l’estuaire de l’Adour et du bassin d’Arcachon. Ces sites pilotes se caractérisent par la présence d’enjeux socio-économiques et environnementaux communs : activités touristiques et balnéaires, usages des plages, nautisme, protection des espaces naturels… Les résultats de BAC TRAC permettront d’optimiser l’action publique en termes de gestion de la qualité de l’eau.

 

Les partenaires du projet BAC TRAC réunis pour la réunion de lancement organisée au siège de la CAPB à Bayonne en décembre 2016

 

En effet, les résultats attendus, qui seront diffusés dans la sphère publique, ainsi que les méthodologies développées « en routine », permettront d’apporter de nouveaux moyens de contrôles performants et des possibilités de réduction de la dépense publique. Le projet permettra de définir des priorités d’investissements au sein des programmes de gestion de la qualité des eaux relevant de la compétence des EPCI et des communes : travaux, études, aménagements, modélisations des flux bactériologiques…

Ce projet est en effet essentiel pour la hiérarchisation des actions de la puissance publique car malgré la poursuite d’importants travaux réalisés au niveau des réseaux d’assainissement à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros sur les quinze dernières années, des pollutions fécales sont toujours observées au niveau de la côte basque et du bassin d’Arcachon par temps de forte pluie, mais aussi par temps sec.

Ces phénomènes démontrent que les flux bactériologues ont un lien avec d’autres sources situées plus en amont et qu’il est aujourd’hui nécessaire d’agir à l’échelle globale des bassins versants afin d’endiguer efficacement ces épisodes de pollutions. L’identification des cibles potentielles permettra aussi la définition d’outils de sensibilisation spécifiques afin d’imaginer de nouveaux partenariats/mode de gestion avec les acteurs de l’eau et du secteur agricole.

Enfin, le projet BAC TRAC vise à pérenniser les partenariats formalisés entre les collectivités et les organismes scientifiques dans la continuité des dynamiques enclenchées par le GIS Littoral Basque.

Les partenaires

Les zones pilotes

L’étude se décline sur 27 point de prélèvement répartis sur 5 bassins versants à l’échelle du littoral Aquitain : le bassin d’Arcachon, l’Adour, la Nive, l’Uhabia, l’Untxin.

Budget et calendrier

Le projet se déroulera sur un période de 3 ans entre 2016 et 2019, pour un budget total de 1 275 980 €, avec un cofinancement de l’Agence de l’Eau Adour Garonne.